Vie des arts — hiver 1983
Vie des Arts
Numéro 109, p. 36, Hiver 1983
Vie des arts, Hiver 1983
Michel Martineau, peintre, sort lui aussi, mais plus fraîchement, du département des Arts Visuels de l'Université d'Ottawa. À peine émoulu, il décidait, avec le doux entêtement qui le caractérise, de consacrer tous ses efforts et tout son temps à la création. Chacun sait ou devrait savoir ce qu'il faut d'abnégation et de volonté pour tenir le coup avec le seul revenu minime d'un chargé de cours (à l'Université du Québec à Hull) et le boni occasionnel d'une petite subvention.
Martineau s'est donc bravement procuré un atelier en plein coeur délabré du vieux Hull, et l'on peut l'y trouver entre le petit matin et la nuit noire. Des ventes? Il n'y compte guère, et la réticence du public devant ses recherches structurales, aux couleurs stridentes sur d'immenses formats, ne modifie en rien ses objectifs. Résultat: le deuxième prix à la Biennale de la Peinture du Québec, en 1981. Pas si mal pour un campagnard, n'est-ce-pas? D'ailleurs, Martineau tend maintenant à passer une partie de la semaine à Montréal où il partage un autre atelier. Affaire d'aller chercher là stimulation et nouveaux contacts.
Les dernières pièces qu'il présentait, en mai, à l'exposition annuelle de l'AVO (dans la belle galerie de la Maison du Citoyen de Hull) combinaient comme auparavant procédés photographiques et peinture, mais avec une finesse inédite; avec aussi l'apparition d'images presque fantomatiques empruntées à l'art du passé, réintroduisant du même coup figuration et tradition dans l'abstraction des aplats.
Michel Martineau, c'est le régional qui ne veut pas le rester!
Numéro 109, p. 36, Hiver 1983
Vie des arts, Hiver 1983
Michel Martineau, peintre, sort lui aussi, mais plus fraîchement, du département des Arts Visuels de l'Université d'Ottawa. À peine émoulu, il décidait, avec le doux entêtement qui le caractérise, de consacrer tous ses efforts et tout son temps à la création. Chacun sait ou devrait savoir ce qu'il faut d'abnégation et de volonté pour tenir le coup avec le seul revenu minime d'un chargé de cours (à l'Université du Québec à Hull) et le boni occasionnel d'une petite subvention.
Martineau s'est donc bravement procuré un atelier en plein coeur délabré du vieux Hull, et l'on peut l'y trouver entre le petit matin et la nuit noire. Des ventes? Il n'y compte guère, et la réticence du public devant ses recherches structurales, aux couleurs stridentes sur d'immenses formats, ne modifie en rien ses objectifs. Résultat: le deuxième prix à la Biennale de la Peinture du Québec, en 1981. Pas si mal pour un campagnard, n'est-ce-pas? D'ailleurs, Martineau tend maintenant à passer une partie de la semaine à Montréal où il partage un autre atelier. Affaire d'aller chercher là stimulation et nouveaux contacts.
Les dernières pièces qu'il présentait, en mai, à l'exposition annuelle de l'AVO (dans la belle galerie de la Maison du Citoyen de Hull) combinaient comme auparavant procédés photographiques et peinture, mais avec une finesse inédite; avec aussi l'apparition d'images presque fantomatiques empruntées à l'art du passé, réintroduisant du même coup figuration et tradition dans l'abstraction des aplats.
Michel Martineau, c'est le régional qui ne veut pas le rester!